Réseaux de chaleur urbain

Comment ça marche ?

Imaginez un chauffage central d’immeuble étendu à l’échelle d’un quartier voire d’une ville. C’est le principe du réseau de chaleur urbain. Une chaufferie qui produit de la chaleur, véhiculée par des canalisations isolées et enterrées. Les bâtiments connectés à ce réseau sont équipés de stations qui « prélèvent » la chaleur et la diffusent à l’intérieur des locaux. Pour l’utilisateur, rien ne change : il règle son radiateur chez lui comme il l’aurait fait avec un chauffage collectif. Et le tour est joué !

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En développant ses réseaux de chaleur urbains, Dijon métropole a fait le choix de privilégier les énergies renouvelables et de récupération. Les répercussions sont positives à plus d’un titre :

  • Ces infrastructures limitent le recours aux sources fossiles (gaz, fioul, charbon) et préservent la qualité de l’air. L’utilisation du bois-énergie local et le raccordement à l’Unité de valorisation énergique permettent d’éviter l’émission de 50 000 tonnes de CO² par an, soit l’équivalent des émissions d’environ 20 000 véhicules dans la métropole.
  • Cette chaleur partagée permet aussi de mutualiser les coûts pour produire et distribuer de l’énergie. La facture énergétique des habitants desservis par le réseau de chaleur diminue généralement de 15% à 30%. Le recours aux énergies renouvelables permet aussi de prévenir les usagers d’une hausse brutale de leur facture pour cause d’envolée des prix du gaz et du pétrole.
  • Enfin, l’impact sur l’économie locale s’avère positif. En utilisant très majoritairement des énergies renouvelables et de récupération, les réseaux de chaleur favorisent la création d’emplois locaux.

Le réseau de chaleur de la métropole

Le réseau de chaleur de Dijon métropole s’est rapidement déployé. Les premières canalisations ont été posées dans le sous-sol dijonnais à l’occasion des travaux du tram. Désormais interconnecté avec celui de Quetigny, il est alimenté par l’Unité de valorisation énergique (anciennement : usine d’incinération des ordures ménagères), par la chaufferie bois des Valendons et par la chaufferie bois des Péjoces.

La métropole a concédé aux entreprises Dalkia et Coriance (par délégation de service public) deux territoires qui couvrent la quasi-intégralité de Dijon, Quetigny et Chenôve. La partie du réseau gérée par Dijon Énergies est alimentée à 76 % par des énergies renouvelables et de récupération locales, autrement dit par les chaufferies bois ainsi que par l’Unité de valorisation des déchets (UVE). Pour la partie gérée par Sodien, approvisionnée par la chaufferie biomasse des Valendons, le pourcentage s’élève à 58 %. Cette chaleur partagée permet aux habitants desservis de bénéficier d’une TVA réduite à 5,5 %, et non à 20 %. Et comme le prix de cette énergie varie peu, cela limite le risque de hausse brutale de leur facture.

33 % de l’énergie que la ville consomme est aujourd’hui issue du réseau de chaleur, contre 6 % il y a 10 ans, ce qui a permis de moins recourir au fioul et au gaz. Le premier n’est d’ailleurs quasiment plus utilisé alors qu’il représentait 17 % du mix énergétique de la ville il y a dix ans, et le second a baissé de 46 à 31 %. Ainsi, pour le patrimoine bâti, les émissions de gaz à effet de serre ont baissé de moitié entre 2010 et 2020, passant de 18,2 à 9,6 tonnes équivalent CO2.

Quels bâtiments sont raccordés ?

Le réseau de chaleur urbain de Dijon métropole produit 50 % du chauffage sur le patrimoine de la ville de Dijon et fournit aujourd’hui le chauffage et l’eau chaude sanitaire à l’équivalent de 55 000 logements. En 10 ans, la superficie des bâtiments municipaux raccordés au réseau de chaleur a été multipliée par 9.

Parmi les abonnés les plus importants en termes de puissance figurent : la Cité internationale de la gastronomie et du vin, le CHU, le campus de l’université de Bourgogne, la gendarmerie Deflandre, les quatre piscines (Olympique, Carrousel, Fontaine-d’Ouche et Grésilles), le stade Gaston-Gérard, l’Auditorium, le parc des expositions et le palais des Congrès, La Vapeur, 10 collèges et 23 groupes scolaires.

Les chaufferies

Composition du réseau de Fontaine d’Ouche et de Chenôve :

  • Chaufferie de Chenôve
  • Chaufferie des Valendons
  • Chaufferie de Fontaine d’Ouche

Composition du réseau de Dijon et Quetigny :

  • Chaufferie de Quetigny
  • Chaufferie Nord – Charmette
  • Chaufferie des Péjoces

Zoom sur la chaufferie bois des Valendons et des Péjoces

À l’ouest de la métropole, les réseaux de chaleur de la Fontaine d’Ouche et de Chenôve n’en font plus qu’un, approvisionné par la chaufferie bois des Valendons, mise en service en 2015. Cette chaufferie remplace deux installations anciennes fonctionnant au gaz, au fioul et au charbon :

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En juillet 2017, le réseau de chaleur de Dijon métropole s’est renforcé avec la livraison d’une unité de cogénération à bois sur le site des Péjoces. Actuellement, la chaufferie des Péjoces dessert une large partie Nord-Est de Dijon ainsi que la commune de Quetigny :

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Label Eco-réseau de chaleur

La loi de transition énergétique pour la croissance verte encourage le développement des réseaux de chaleur. Elle fixe l’objectif d’augmenter de 32% la consommation d’énergies renouvelables en France en 2030 par rapport aux niveaux de 2012.

Un prix national pour les réseaux de chaleur de Dijon métropole

En 2017, le réseau de chaleur urbain de Dijon métropole a obtenu le label éco-réseau de chaleur. Cette distinction est accordée aux collectivités qui ont atteint l’objectif de 50 % de production de chaleur issue d’énergies renouvelables. Les calories produites par les chaufferies bois des Valendons, des Péjoces et de Quetigny, auxquelles s’ajoutent celles de l’usine d’incinération, permettent à Dijon métropole de dépasser largement l’objectif : en 2023, plus de 75 % du réseau sera alimenté par des énergies renouvelables.

Label Éco-réseau de chaleur

Alimenté à 76 % par des énergies renouvelables et de récupération, le réseau de chauffage urbain de Dijon métropole vient d’obtenir le label Eco-réseau de chaleur remis par l’association Amorce. Ce label récompense les réseaux de chaleur alimentés à plus de 50 % par des énergies renouvelables, à un tarif compétitif et dans le cadre d’une démarche de concertation et d’information des usagers et des abonnés.

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